
Dans Linge à dormir, le portrait d’une figure endormie est peint sur un linge de lit, substitué à la toile traditionnelle. Réalisée à plat, la peinture se transforme lors de sa suspension : les plis et les déformations du tissu modifient l’image et lui confèrent une dimension sculpturale. Le support, directement associé à l’univers du sommeil, devient ainsi partie intégrante de l’œuvre. Entre surface picturale et volume textile, Linge à dormir interroge les limites du tableau et les relations entre représentation, matière et espace.
